Historique

LA FONDATION OUBLIE POUR UN INSTANT résulte de la volonté de donner aux enfants malades, à leurs parents ou au personnel soignant la possibilité d’admirer un jardin de mosaïculture ou un mur vivant naturel, sain et charmant susceptible d’attirer l’attention des enfants et de les distraire, leur faisant ainsi oublier l’espace d’un instant leur angoisse, leur souffrance et leur anxiété.

L’idée consistait à amener la nature au contact de celles et ceux qui en sont séparés par les murs d’institutions comme les hôpitaux, les centres de traitement et les établissements de santé.

Jeannine Lafrenière, la fondatrice et présidente de la Fondation oublie pour un instant, est bien placée pour témoigner du stress, de l’anxiété et de la peur que ressentent les patients des établissements de santé. À la suite d’un diagnostic de cancer, elle était assise dans la salle d’attente d’un hôpital, inquiète de connaître les résultats des tests qu’elle avait passés, et elle aurait tant aimé pouvoir compter sur autre chose que de vieux magazines pour apaiser son inquiétude. Si seulement il y avait eu une fenêtre ou un petit peu de verdure dans la salle d’attente, cela l’aurait aidée à penser à autre chose.

Peu de temps après, Jeannine a lu un article sur les murs vivants, aussi appelés « murs végétaux », « murs verts » ou « jardins verticaux », et sur les effets positifs qu’ils pouvaient avoir sur la vie des patients en milieu hospitalier. Venant tout juste de terminer un projet destiné aux jeunes, elle a commencé à se dire qu’il serait intéressant d’implanter un mur vivant dans la salle d’attente du service d’urgence d’un hôpital pour enfants. Il ne fait aucun doute que, pour un enfant, un séjour à l’hôpital est source d’angoisse et de peur. L’enfant aimerait que la douleur cesse, mais ni papa ni maman ne peut lui venir en aide, et pour les parents démunis, la douleur est presque aussi intense.

Twitter-GSky

Quartier général de Twitter, photo gracieuseté de GSky, Plant Systems, Inc.

Jeannine a découvert que de nombreuses sources corroboraient la faisabilité et les avantages d’un tel projet visant à faire entrer la nature à l’intérieur des murs d’un hôpital, et pas uniquement pour les enfants, mais pour les personnes de tous les âges. De plus, des études montraient que la présence de verdure dans le milieu hospitalier stérile présentait les avantages suivants :

  • une réduction du stress et de l’anxiété des patients comme du personnel;
  • un rétablissement plus rapide, d’où un séjour à l’hôpital plus court;
  • une diminution de la douleur attestée par une réduction de la prise d’analgésiques;
  • une mobilité et une autonomie accrues;
  • une meilleure qualité de vie des malades chroniques et de ceux en phase terminale.

À une époque où les ressources humaines et financières de notre système de santé sont comptées, le pouvoir apaisant de la nature peut avoir un rôle important à jouer. Investir dans un mur vivant peut avoir des effets positifs tangibles aussi bien sur les personnes que sur les finances du système de santé. Lorsque les patients ont tendance à se rétablir plus vite, à réduire leur consommation de médicaments et à nécessiter un suivi moindre, les institutions de santé peuvent réaliser d’importantes économies. Il s’agit d’une situation où tout le monde est gagnant, puisque les patients, leurs familles, le personnel soignant et le système de santé en général peuvent tirer avantage de quelque chose de très simple, faire entrer la nature à l’intérieur des établissements de soins de santé.

Les avantages des espaces verts thérapeutiques ne bénéficient pas qu’aux seuls enfants et patients âgés qui souffrent de diverses maladies ou affections. La présence de verdure peut également avoir un effet positif important sur les membres des familles des patients et sur le personnel hospitalier. Faire appel au pouvoir apaisant de la nature a donc une incidence aussi bien sur les personnes que sur le système de santé publique.

Les preuves sont indéniables et les avantages, immenses. Au moment de la conception de leurs bâtiments, de plus en plus d’hôpitaux aux États-Unis et en Europe prévoient une place pour des espaces verts, des jardins thérapeutiques et des murs vivants. Toutefois, pas plus tard qu’en 2012, aucun hôpital canadien n’avait encore laissé entrer la nature dans ses salles d’attente. Et c’est cette constatation surprenante qui est à l’origine de la mise sur pied de la Fondation oublie pour un instant.

Fidèle à sa vision, LA FONDATION OUBLIE POUR UN INSTANT  espère que, dans les dix ans qui vont suivre, les hôpitaux, les centres de réadaptation et les unités de soins de longue durée à travers tout le Canada penseront à prévoir systématiquement une place pour la nature au moment de concevoir leurs bâtiments, qu’ils soient neufs ou rénovés. Une fois que la nature sera entrée à l’intérieur des murs, les patients et les résidents en milieu institutionnel ainsi que leurs familles et le personnel soignant pourront commencer à en apprécier directement le pouvoir apaisant.

LA FONDATION OUBLIE POUR UN INSTANT est d’avis que cela aidera à faire connaître et à considérer avec plus de respect le pouvoir apaisant de la nature et qu’ainsi, le désir de protéger et de respecter cette dernière s’en trouvera accentué.